La phase répressive de l’opération « Bouclier Tête » commence à produire ses premiers effets dans la région de Oubri. Du 1er au 4 octobre 2026, les équipes de la Direction régionale de la Police nationale de Oubri ont contrôlé 928 usagers pour non-port du casque et dressé des amendes d’un montant total de 2 301 000 FCFA.
Déployés dans les provinces du Bassitenga, du Ganzourgou et du Kourwéogo, les policiers ont intensifié les contrôles depuis le passage, le 1er octobre, de la phase de sensibilisation à la phase répressive de la mesure sur le port obligatoire du casque.
Selon le bilan présenté par la Directrice régionale de la Police nationale de Oubri, Natacha Maryel Zoungrana, sur les 928 usagers interpellés, 767 ont été verbalisés sur place. Après s’être acquittés de la contravention fixée à 3 000 FCFA, ces usagers ont pu présenter immédiatement un casque de protection.
Dans le même temps, 160 engins ont été saisis et mis en fourrière, leurs conducteurs n’ayant pas payé la contravention ou n’étant pas en mesure de présenter un casque. Un autre engin a également été mis en fourrière pour des motifs supplémentaires, notamment l’absence de carte grise.
Au total, les amendes forfaitaires dressées durant ces quatre jours atteignent 2 301 000 FCFA.
Une tendance jugée encourageante
Au-delà des chiffres, la Police nationale relève une évolution qu’elle juge positive. L’analyse quotidienne des contrôles montre, selon la déclaration de la Directrice régionale, une baisse progressive du nombre d’usagers interpellés pour non-port du casque.
Pour Natacha Zoungrana, cette tendance traduit une meilleure compréhension de la mesure et un début d’adhésion des usagers aux exigences de sécurité routière.
Mais la Police rappelle que la finalité de l’opération n’est pas de multiplier les contraventions.
« Notre objectif final n’est pas la verbalisation. L’objectif absolu visé par les autorités est que le port du casque atteigne les 100 % », a déclaré la Directrice régionale.
Elle invite ainsi les usagers des engins à deux ou trois roues, aussi bien les conducteurs que les passagers, à intégrer définitivement le casque dans leurs habitudes de déplacement.
« Nous encourageons et invitons tous les usagers de la route à 2 ou 3 roues, qu’ils soient conducteurs ou passagers, à faire du port du casque leur quotidien », a-t-elle insisté.

Pour la Police nationale, le casque doit avant tout être perçu comme un équipement de protection et non comme une simple obligation imposée par les forces de sécurité.
« Cet acte simple est un bouclier qui vous protège en cas d’accident de la circulation routière. La sécurité n’a pas de prix », a conclu Natacha Zoungrana.
Après quatre jours de répression, la région de Oubri affiche donc 2,301 millions FCFA d’amendes et 161 engins placés en fourrière, tandis que les autorités misent désormais sur une appropriation durable de la mesure par les usagers.
Alassane Ouedraogo
