Le jeudi 11 juin 2026, l’Association des Femmes Albinos du Burkina (AFAB), avec l’appui du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), a organisé une session de formation à l’intention des blogueurs, influenceurs et professionnels des médias sur la question de l’albinisme. La rencontre s’est tenue au siège de l’UNFPA sous la présidence de la ministre de l’Action humanitaire, de la Solidarité nationale et de la Famille, en présence du représentant résident de l’UNFPA.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des activités de sensibilisation visant à déconstruire les préjugés et les idées reçues qui entourent encore l’albinisme. Au cours des échanges, les participants ont approfondi leurs connaissances sur cette condition génétique héréditaire caractérisée par une absence ou une faible production de mélanine, le pigment responsable de la coloration de la peau, des cheveux et des yeux.
Pour l’UNFPA, la promotion d’une société inclusive passe par l’implication des acteurs de la communication. Selon Yves Sassindrah, représentant de l’institution, l’agence onusienne accompagne les efforts du Burkina Faso en faveur de l’inclusion sociale et du respect des droits de toutes les catégories de populations.
« En tant qu’agence des Nations Unies, nous travaillons avec les institutions publiques et les organisations de la société civile pour que personne ne soit laissé de côté. Les professionnels des médias et de la communication jouent un rôle essentiel dans la diffusion de messages favorisant l’inclusion et la cohésion sociale », a-t-il déclaré.
Il a également souligné que les préjugés à l’égard des personnes vivant avec l’albinisme trouvent souvent leur origine dans les perceptions et les jugements hâtifs. Tout en reconnaissant les opportunités offertes par les nouvelles technologies de l’information, il a invité les citoyens, notamment les jeunes, à développer un esprit critique face aux contenus diffusés sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
Les participants ont salué une formation enrichissante qui leur a permis de mieux comprendre les réalités auxquelles font face les personnes atteintes d’albinisme. Pour eux, cette rencontre constitue un véritable cadre de renforcement des capacités et un appel à l’engagement citoyen.
« Nous avons appris que l’albinisme n’est ni une malédiction ni un sort. Il s’agit d’une condition génétique héréditaire. Cette formation nous a permis de déconstruire de nombreux préjugés et de comprendre que les personnes albinos ont les mêmes droits et la même dignité que tous les autres citoyens », a affirmé Robert Drabo, participant à la session.
Prenant l’engagement de relayer les enseignements reçus, il a assuré que les participants œuvreront à travers leurs différents canaux de communication pour sensibiliser davantage les populations et promouvoir une société plus inclusive.
De son côté, la présidente de l’Association des Femmes Albinos du Burkina, Maïmouna Djéné, s’est réjouie de la forte mobilisation des participants ainsi que de l’intérêt manifesté pour la thématique. Elle a exprimé sa gratitude à l’ensemble des partenaires et acteurs qui ont contribué à la réussite de l’activité.
À l’issue de la formation, les participants ont quitté la salle satisfaits de la qualité des échanges et mieux outillés pour contribuer à la lutte contre les stigmatisations dont sont encore victimes les personnes vivant avec l’albinisme.
Mahamadi OUEDRAOGO
