Ziniaré : les habitants de Bonheur-Ville aménagent la voie d’accès à leur quartier

Les habitants du quartier Bonheur-Ville de Ziniaré ont aménagé, ce samedi 18 juillet 2026, la principale voie d’accès à leur quartier en réalisant un ouvrage en gabions. Par cette initiative communautaire, ils veulent freiner le ravinement qui dégrade progressivement la chaussée et menace la circulation.

Dès les premières heures de la matinée, les riverains, munis de grillages, de pierres et d’outils de travail, se sont mobilisés pour renforcer la partie de la route la plus exposée à l’érosion. Avec leurs propres moyens, ils ont construit un gabion, une cage métallique remplie de pierres, afin de stabiliser le sol et de protéger cette voie stratégique reliant Bonheur-Ville au centre-ville de Ziniaré.

Pour Modeste COMPAORÉ, habitant du quartier, cette mobilisation était devenue indispensable. « Si on n’agit pas, on risque de perdre la route qui nous permet de rejoindre la ville. Les habitants de Bonheur-Ville, avec du grillage et des cailloux, essaient de ralentir les effets de l’eau sur la voie », a-t-il expliqué.

Les habitants lancent également un appel aux personnes et aux structures disposant d’une expertise technique afin de trouver une solution durable au problème de ravinement. « Nous lançons un appel à ceux qui sont plus compétents que nous pour venir nous aider. Si nous arrivons à avoir un caniveau, cela va beaucoup nous soulager », a plaidé Jérémie BAMOGO, un habitant de Bonheur-Ville.

Par cette action citoyenne, les habitants réaffirment leur engagement pour le développement de leur quartier et la préservation d’une infrastructure essentielle à leur quotidien. Ils espèrent désormais bénéficier de l’accompagnement des autorités et des partenaires pour réaliser des ouvrages plus durables.

Pour rappel, Bonheur-Ville est un quartier nouvellement loti situé derrière le Centre hospitalier régional (CHR) de Ziniaré. La partie aménagée se trouve à l’intersection entre la voie d’accès au quartier et un canal inachevé, laissé par une entreprise qui n’avait pas achevé les travaux.

Aboubacar Zoungrana

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