Paludisme au Burkina Faso : le district sanitaire de Ziniaré enregistre une baisse de 61,7 % des cas

 La saison hivernale rime avec le paludisme au Burkina Faso. Cette maladie est la première cause de décès et de consultation dans nos formations. Pour contribuer à prévenir la maladie, Yirimedia a reçu à son siège Zakaria Seone, ingénieur en génie sanitaire, agent au service -promotion de la santé du district de Ziniaré. Il nous a entretenus sur les causes de la maladie et les mesures de prévention.

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Yirimedia : Quelles sont les causes du paludisme ?

‎Zacharia Séoné (ZS) : Le paludisme est une maladie parasitaire. Il est transmis par la piqûre d’un moustique femelle du genre anophèles.

‎Yirimedia : Quelle est la situation épidémiologique de la province du Bassitenga ?

‎ZS:  Pour le district sanitaire de Ziniaré, les données montrent une baisse drastique du nombre de cas de paludisme. Quand on considère la période de janvier à mai 2026 comparée à celle de janvier à mai 2025, il y a une baisse considérable observée.  Le total des cas de paludisme dans cette période est passé de 48.833 cas en 2025 à 17536 cas en 2026. En termes de taux, on observe un taux de réduction de 61,7 % du nombre de cas de paludisme. Derrière ces données se trouvent des agents motivés, des professionnels qui abattent un grand travail. Ce sont des stratégies qui ont été renforcées, des moyens qui ont été mis en place et surtout l’engagement communautaire des populations.

 

‎Yirimedia : Quels sont les premiers signes du paludisme ?

‎ZS: C’est la fièvre. La fièvre, pendant la période pluvieuse, est un signe qui doit faire automatiquement penser au paludisme.

‎Quand on a la fièvre, on doit penser au paludisme, pour une détection précoce qui va nous permettre d’éviter les complications. On a également les frissons, les maux de tête ; on a le vomissement ; on a les douleurs articulaires et musculaires ; on a la perte d’appétit ; donc, ça, ce sont les signes courants qu’on retrouve. Chez les enfants, on peut observer également le refus de manger ou de boire.

‎ On peut également observer des pleurs et des convulsions.   Je demande à l’ensemble de la population, à travers ce canal, de se rendre dans un centre de santé et de consulter, pour éviter les complications et surtout l’automédication. Ainsi, la première mesure efficace, c’est de dormir sous une moustiquaire imprégnée.

‎ Utiliser aussi les moustiquots, les produits, les crèmes anti-moustiques. On a également la chimio-prévention du paludisme. Ça veut dire que, pendant 4 mois au cours de la saison hivernale, il y a des distributeurs communautaires qui passent pour donner les produits aux enfants de moins de 5 ans afin de renforcer leur capacité à lutter contre le paludisme. Il y a l’assainissement du milieu. Quand on parle d’assainissement du milieu, c’est le désherbage, c’est l’élimination de tout ce qui est sale qui se trouve autour ou au sein de la concession. Les campagnes de pulvérisation intradomicilière, ça veut dire qu’il y a des opérateurs qui passent dans des concessions pour pulvériser et tuer les moustiques.

‎Yirimedia : Quel est votre mot de fin ?

‎ZS: Le paludisme est une maladie qui est évitable il y a beaucoup de pays qui l’ont éliminé ça veut dire qu’il n’est plus un problème de santé publique pour ces pays, et nous également nous sommes dans cette dynamique et chacun à son niveau peut poser un geste pour voir donc ensemble mobilisons-nous pour une saison hivernale sans paludisme.

Entretien réalisé par A.O

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