Portrait:Moumouni Dialla, le garçon qui vous fait aimer les challenges.

Moumouni Dialla est notre profil jour.Il est député à l’assemblée législative de la Transition, président du conseil national de la Jeunesse du Burkina et de l’Union panafricaine de la jeunesse et chef d’entreprise. Militant dans l’âme, Moumouni Dialla a commencé à militer dans les associations depuis le lycée Bassy de Ziniaré. Aujourd’hui il incarne la combativité de la jeunesse Burkinabé.

Moumouni Dialla Président du CNJ,prononçant un discours


Né en terre ivoirienne, il retourne au Burkina Faso, son pays d’origine dans les années 2001 et le petit d’alors est confié à son grand-père maternel, patriarche d’une famille à masques à Barkoundouba dans la commune de Absouya. Ce sage l’éduque, le façonne donc dans la rigueur de l’éducation traditionnelle. Nourris par le savoir, la sagesse de grand-père Rassamba Sawadogo, les arcanes de la tradition, et les rites de la famille n’auront plus de secret pour lui. Ce qui est ignoré du président du Conseil National de la Jeunesse (CNJ), c’est qu’il fut initié alors qu’il avait seulement que 7 ans.
On comprend aisément pourquoi aujourd’hui, il est copté par les plus hautes autorités coutumières. On comprend ainsi pourquoi, il a bien voulu faire du Mogho Naaba le Président d’honneur de son mandat.De ce fait, les militants du CNJ ont deux présidents : il y a Moumouni Dialla, mais il y a surtout le Mogho Naaba qui est le président d’honneur. Avec lui, on comprend parfaitement la sagesse africaine qui dit : « Quand un enfant a les mains propres, il peut manger avec les grandes personnes ».
L’insaisissable garçon se révèle au gré du temps à travers des péripéties d’une vie pleine d’enseignements. Polyglotte, il s’exprime aisément dans au moins 04 langues, que sont : le mooré, le français, le dioula et l’anglais.
Sur le plan scolaire, il débute d’abord ses études à l’école primaire de Mouti, Village situé à 12 km de la ville de Ziniaré. Nanti de son certificat d’études primaires, il rejoint le lycée Bassy de Ziniaré. Le petit de Moutti ou le petit diaspo, c’est selon, y mène toutes ses études. C’est à cette période également que notre profil du jour va manifester son amour pour la rhétorique, sa passion pour les joutes oratoires. Et à certains rendez-vous culturels du lycée, il imitait à succès certaines personnalités politiques dont le président Alassane Dramane Ouattara et certains de ses enseignants. Beaucoup aussi se souviennent de lui à cause de ses présentations des journaux comiques. En un mot, comme en mille, on pourrait affirmer que le nom “Dialla” se confond aux domaines de la communication et l’art même si par la suite le destin en a décidé autrement.
En classe de seconde A4, le jeune qu’il était, devient chroniqueur-média pour une émission de jeunesse sur une radio de la place, nous sommes en 2010. C’est sans difficulté que notre héros décroche son Baccalauréat série A4. Il opte alors pour les études de Droit à l’Université Ouaga II où il comptait aiguiser son aura. Mais les conditions sociales n’aidant pas, le jeune juriste, décide d’interrompre les études. Par la suite, il s’inscrit en Transport et logistique, “une filière de courte de durée” où il est sorti avec une licence professionnelle à l’Institut “KLD”.
À moins de 30 ans, déjà, le chevalier de l’Ordre de mérite du Burkina est un entrepreneur modèle, il est le promoteur de l’entreprise « Inelog international», qui évolue dans le domaine du transport, du mobilier et de la logistique. Le jeune Dialla fait un parcours scolaire et universitaire sans reproche et connaît une ascension plus qu’exceptionnelle aujourd’hui. Militant de plusieurs associations, ancien coordonnateur des Conseils nationaux de jeunesse des G5 Sahel, on peut affirmer sans le risque de se tromper que Dialla est né militant associatif. Cela eut égard de son expérience associative très riche et fournie.
Il vient d’être distingué meilleur leadership jeune de l’année 2020 par la COPTAC, eu égard de son dynamisme dans le secteur de la jeunesse, et au Burkina, il est fait chevalier de l’ordre de mérite par le gouvernement en 2021.

Dialla Moumouni avec le président du Ghanéen Nana Akufo Addo

Militant dans l’âme


L
e militantisme, et Dialla, c’est une longue histoire. Dès la classe de 6 ème , il adhère à l’Association des élèves et étudiants musulmans au Burkina (AEEMB). De la section du lycée Bassy de Ziniaré, il gravira tous les échelons jusqu’à aller occuper le poste de secrétaire de 2 ème adjoint aux affaires culturelles de cette association au niveau national. Mais auparavant il fut président pendant deux années durant dans la province de l’Oubritenga de cette structure. Après le bureau national de l’AEEMB, il portera sur les fond baptismaux le Réseau national des jeunes entrepreneurs (RENJE -BF), à l’issue du Programme spécial d’urgence de la transition, dont il était l’un des bénéficiaires en 2015. Sans être exhaustif, nous notons que notre profil du jour a été aussi militant des associations de référence comme l’AIA.
C’est après tout ce périple associatif, que le logisticien se lance en 2018 à la conquête de la présidence de la faîtière des jeunes du Burkina. En effet, depuis qu’il y a accédé, son leitmotiv, c’est de mettre la question du chômage des jeunes au centre des politiques publiques. Et il a redoré le blason de cette association, à travers son implantation partout au Burkina, et lui a donné une certaine vitalité.
La ténacité, l’amour du défi, l’affabilité sont autant de valeurs qui résument la personnalité de l’honorable ou du moins du président Dialla.
Au sujet de la jeunesse, le président de la jeunesse africaine suggère l’union et l’acceptation e de la diversité et il affirme : « Ma philosophie est que la jeunesse dans sa diversité doit avoir une complicité. Car tout le monde ne peut pas penser de la même façon, ni faire les mêmes choses ». Moumouni Dialla, c’est aussi un jeune qui aime les défis, ou le monsieur qui tutoie les difficultés de la vie. En 2022, il est classé parmi les 700 personnes influentes de l’Afrique par Tropics magazine basé en Afrique du Sud. Avec son élection à la tête de l’Union panafricaine de la jeunesse  depuis le 16 Novembre 2021, il a imposé une certaine admiration de la jeunesse burkinabè. Avec l’avènement du pouvoir militaire, il a été désigné député pour défendre la cause de la jeunesse à l’Assemblée nationale.

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