Du 16 au 18 septembre 2026, Ziniaré a accueilli les Journées d’animation pédagogique (JAP) du secondaire. Poryeee par la Direction provinciale de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique (DPESFPT) du Bassitenga, la rencontre a réuni 20 censeurs et 866 enseignants issus des secteurs public et privé, soit près de 900 participants. L’activité a également permis d’échanger sur les réformes en cours notamment les reformes sur la formation professionnelle, l’enseignement scientifique et technologique et les TIC.
Placées sous le thème « Mise en œuvre des réformes dans l’enseignement secondaire : développement des compétences par la formation professionnelle et l’enseignement scientifique et technologique », ces journées s’inscrivent dans le contexte de refondation éducative porté telle que exprimé par le Manifeste de la Révolution.
Les travaux ont été articulés autour de quatre principaux axes. Le premier a porté sur les approches et concepts de la formation professionnelle. Le deuxième a été consacré à la diversification des spécialités et des séries ainsi qu’à la promotion des parcours spécifiques dans l’enseignement post-primaire et secondaire.
Le troisième axe s’est intéressé aux approches et concepts du développement de l’enseignement scientifique et technologique, tandis que le quatrième a porté sur les technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement post-primaire et secondaire.
Les participants ont partagé des expériences et réfléchi sur leur contribution à cette transformation du système éducatif en cours.
Pour Léocadie TRAORÉ HIEN, responsable de la DPESFPT du Bassitenga, « Ces journées vont permettre à tous les enseignants et à toutes les enseignantes d’être au même niveau d’information, de s’approprier les différents concepts pour savoir la direction vers laquelle nous allons, pour qu’ils puissent nous accompagner davantage. »
Elle a, par ailleurs, appelé les acteurs de l’éducation à faire preuve d’un « engagement franc pour accompagner les différentes réformes dans leur mise en œuvre ».
Les participants ont, pour leur part, apprécié les échanges et les connaissances acquises au cours des trois jours.
« Nous avons beaucoup appris lors de ces journées, notamment comment inclure l’enseignement scientifique et technologique dans l’enseignement général, c’est-à-dire comment faire de nos établissements d’enseignement général des établissements polyvalents, de sorte à apprendre à nos élèves des métiers. » affirme Mme SAWADOGO/ILBOUDO Zalissa, participante venue de Sig-Nooghin, dans la commune rurale de Nagréongo.
Pour faciliter la mise en œuvre effective des réformes, les participants ont formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles :
-doter les établissements d’infrastructures et d’équipements adéquats pour l’enseignement des TIC ;
Assurer la formation continue des acteurs en technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement (TICE) ;
-Envisager l’introduction de l’enseignement de l’intelligence artificielle (IA) dans les nouvelles réformes.
Durant les trois jours de travaux, une équipe venue du MESFPT a assuré la supervision des différentes activités. Cette présence a permis de suivre le déroulement des travaux et les différentes étapes de la réflexion jusqu’à leur clôture.
Pour la prochaine édition, les participants ont fait la proposition de deux thématiques, a savoir l’approche par compétences (APC) et la techno pédagogie. Une manière de prolonger les débats engagés à Ziniaré et de maintenir la dynamique autour de la transformation de l’école burkinabè.
Aboubacar ZOUNGRANA

