Promotion des évènements : « Il faudrait travailler à se désabonner du fonctionnement traditionnel des choses parce que les choses ont tellement évolué », Ahmed Djibril Soré, réalisateur et consultant en événementiel

Pourquoi les événements peinent-ils parfois à mobiliser à Ziniaré ? Comment susciter l’envie et transformer la communication en véritable moteur de mobilisation sociale ? Réalisateur et consultant en événementiel, Ahmed Djibril Soré, acteur majeur de plusieurs festivals dont le TALCO, apporte son regard critique et ses solutions. C’est à travers un entretien accordé à Yirimedia siège quelques jours après les TALCO.

« Il faudrait travailler à se désabonner du fonctionnement traditionnel des choses parce que les choses ont tellement évolué », Ahmed Djibril Soré.

Yirimedia : Existe-t-il un problème qui freine l’évènementiel à Ziniaré ?

Ahmed Dibril Sore (ADS) : La proximité de Ziniaré avec la ville de Ouagadougou fait qu’on est tenté à chaque fois de comparer ce qui se passe à Ziniaré à la ville de Ouagadougou. Sinon, nous aussi, on arrive à notre manière à mobiliser un monde important. On a nos propres problèmes qui peuvent être travaillés et résolus, mais à condition qu’une bonne mobilisation soit créée.

Yirimedia : Pour une promotion plus éclatante de l’évènementiel à Ziniaré, qui doit faire le premier pas ?

ADS : je pense que c’est aux promoteurs culturels de trouver des stratégies et des astuces pour aller au-delà de la communication évènementielle, aller vers une mobilisation événementielle. La personne la plus concernée, c’est le promoteur culturel, c’est à lui de trouver des astuces les stratégies nécessaires pour pousser les gens à avoir un intérêt autour de son évènement.

 

Yirimedia : Existe-t-il un public cible en faveur de l’évènementiel ?

ADS : C’est la jeunesse. Je ne parle pas de la jeunesse à l’échelle décomposée. Moi, je veux parler des élèves, des étudiants, des gens qui font vivre la ville. Ceux-là qui ont la force de bouger, qui peuvent participer à un événement, courir à longueur de journée. Ces personnes-là peuvent donner de la force.

 

Yirimedia : Parlant de communication et de mobilisation autour des évènements, comment réussir sachant que c’est parfois difficile à Ziniaré

ADS : Une chose est de communiquer et d’informer le public de la tenue d’un événement sur une date précise, mais une autre chose est de les pousser à avoir l’envie de venir participer à votre événement. Parlant de l’envie de s’intéresser à un événement, il va falloir qu’on trouve les autres astuces psychologiques pour créer de l’intérêt pour votre événement chez ces personnes.  C’est un travail qui demande un peu de génie, un peu de concentration, un peu d’imagination.

 

Yirimedia : Vous voudriez bien partager avec nous ces astuces pratiques ?

ADS : Je dirais que c’est que c’est que ce spontané, c’est dse façon spontanée, c’est laisser à la créativité de la personne qui communique autour de l’événement, bien sûr. Personnellement, c’est vrai que j’ai un atout parce qu’à la base, je suis un réalisateur, donc j’ai quelques notions en montage. Il y a cette expérience en audiovisuel, la combinaison de ces éléments, qui fournit des détails intéressants, qui suscitent de la curiosité, peut parler de l’événement.

 

Yirimedia : De manière formelle, quelles sont les techniques élémentaires qui peuvent aider à réussir ?

ADS : Généralement, il y a des éléments qui passent au niveau de la télé de sept secondes, lorsque tu regardes, après, la publicité continue à défiler comme ça à l’intérieur de toi. Ça veut dire que nous avons tellement travaillé sur ta psychologie que tu es mobilisé dans ton for intérieur sans le savoir. C’est tout un art, c’est une question de formation. Si quelqu’un est intéressé, qu’il nous contacte, on saura comment faire.

 

Yirimedia : Pour susciter l’adhésion, quelles méthodes conseilleriez-vous aux promoteurs culturels ?

 

ADS : Il faudrait travailler à se désabonner du fonctionnement traditionnel des choses parce que les choses ont tellement évolué. Il faut soit le suivre, soit vous devenir obsolète. Ils doivent aller dans l’information à chaque moment, se réinventer, surprendre, en ce moment, on pourra demeurer dans le temps et puis susciter la participation de tout le monde.

Propos recueillis par Le Citoyen

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