Dans le cadre du projet « Passerelle », l’Atelier Théâtre de l’Oubritenga (ATO) a organisé, le 9 janvier 2026 à Ziniaré, un atelier diagnostic participatif réunissant 35 acteurs issus de trois provinces. L’objectif était d’identifier les principaux types de conflits, les tensions récurrentes, les mécanismes traditionnels de médiation et de sélectionner les localités devant accueillir les spectacles prévus par le projet.

Porté par ATO avec l’appui financier du Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT), le projet « Passerelle » vise à promouvoir la culture comme levier de paix et de cohésion sociale dans 11 localités de la région de l’Oubritenga, sur une durée de six mois.
Pour Souleymane Ouédraogo, président de ATO, le théâtre constitue une véritable passerelle vers la résolution des conflits :« Le théâtre permet de mobiliser les populations, de favoriser le dialogue et de réfléchir ensemble à la manière de mieux vivre ensemble. »
Après cette phase de diagnostic, ATO procédera à la création et à l’écriture d’une pièce théâtrale inspirée des réalités locales, avant de la présenter dans les 11 localités ciblées, avec la participation active des populations.

Présente à l’atelier, Mme Haoua Sanou, Directrice régionale de la culture de Oubri a salué l’initiative et insisté sur la prise en compte du genre dans toutes les activités du projet. Elle a également rappelé que le caractère formel de ATO a été un facteur déterminant dans l’obtention du financement :« Le FDCT a accompagné ATO parce que c’est une association formelle avec un projet structuré. Cela doit encourager les autres acteurs culturels à se formaliser. »
Romuald Korsaga, président du Conseil provincial des OSC du Ganzourgou, a encouragé la démarche de ATO, rappelant que de nombreux conflits latents subsistent dans les provinces et nécessitent des actions de proximité.
Le projet « Passerelle » repose sur une approche de théâtre participatif, conçue avec les populations et jouée par elles, afin de favoriser l’appropriation des messages de paix et de cohésion sociale.
Alassane OUEDRAOGO