Oubritenga : Les communes de Ziniaré, de Loumbila, de Zitenga et Dapelogo disent non au trafic des ânes

 L’ONG APIL a initié ce 17 décembre 2024 un atelier de sensibilisation sur la protection et la préservation des ânes au profit des représentants de quatre communes de la province de l’Oubritenga.Cette rencontre tenue à Ziniaré vise à freiner l’abattage clandestin et la disparition alarmante de l’espèce asine.

Le présidium lors de l’ouverture de l’atelier ( De gauche à droite, Le premier vice président de la délégation spéciale, la représentante de la direction de l’agriculture et le représentant de l’ONG APIL).

 

Quatre communes de la province de l’Oubritenga à savoir Ziniaré, Zitenga, Dapelogo et Loumbila sont désormais vent débout contre le trafic illégal des ânes.

L’engagement a été suscité à l’occasion d’un atelier de sensibilisation sur la question ténu ce 17 décembre 2024 à Ziniaré. L’initiative est de l’ONG APIL à travers son programme d’appui au renforcement des moyens d’existence des communautés par la promotion du bien être animal (PARMEC-PC). L’espèce asine est menacée sérieusement de disparition c’est pourquoi l’ONG APIL cherche à mobiliser toutes les forces afin de barrer la voie au trafic illégal qui constitue la principale cause.

 

APIL est une organisation qui appuie les producteurs au dans les villages à améliorer la productivité au niveau des champs. À en croire les premiers responsables de cette structure, l’abattage clandestin et le trafic illégal constituent aujourd’hui un obstacle à cette productivité. “Et nous avons remarqué que les producteurs que nous appuyons utilisent beaucoup les ânes pour les aider. De ce point de vue, l’âne est un élément central dans la création de richesses. Mais en même temps, nous avons constaté que il y a un trafic illégal, un abattage clandestin de cet animal qui est central au niveau de la productivité. “, a indiqué Mathieu NABI, représentant du coordonnateur de l’ONG APIL.

Les représentants des délégations spéciales à cet atelier de sensibilisation ont eu droit à une communication sur le programme de renforcement des moyens d’existence des communautés( PARMEC-PC).

Au moins soixante cinq mille têtes ont été abattues au cours du seul premier trimestre de l’année 2015, a fait remarquer Joséphine BASSEMA , coordonnateur du programme au cours de son exposé.

Une photo de famille à la fin de l’atelier.

Madame Jeanne Marie Christelle TRIENDREBEO a représenté la directrice régionale de l’agriculture du Plateau Central à cette rencontre. Elle a remercié l’ONG APIL pour les actions remarquables dans la protection de la race asine. Pour elle , c’est avec joie , que leur service et l’ONG APIL mène la lutte ensemble. “L’âne est vraiment un ami fidèle des ménages ruraux” a t elle affirmé en guise de conclusion. L’ampleur de la question nécessite que tous les acteurs s’impliquent afin de soutenir la résilience des ménages ruraux. C’est pourquoi l’ONG APIL compte beaucoup sur la contribution des communes bénéficiaires dans ce programme. De l’explication de Yacouba DIALLA, premier vice-président de la délégation spéciale de Ziniaré, sa commune est déjà en avance dans cette lutte. Puisqu’une délibération ayant déjà prise pour autoriser la signature d’une charte communale de protection des ânes par la délégation spéciale.

Beaucoup de recommandations lors de la rencontre pour protéger de ces pratiques. Il y a entre autre l’adoption de nouveaux textes réglementaires sur le mouvement des ânes au Burkina, la constitution de cellules de veille communautaire et la suspension de délivrance des documents sanitaires pour les ânes facilitant le trafic.

En rappel le programme PARMEC -PC est financé par Brooke Afrique et mis en œuvre depuis 2017 pour protéger cet animal, véritable allié pour les populations pauvres.

 

Alassane OUEDRAOGO

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