Entrepreneuriat : « Si tu veux réussir il faut causer avec ceux-là qui ont déjà réussi, marcher avec ces derniers. » Maxime Soalla

Le domaine de l’entrepreneuriat est devenu un rempart pour la jeunesse à la recherche de stabilité financière. Cependant, pour réussir dans ce domaine complexe, il faut impérativement adopter certains comportements. Quelle est la bonne conduite à tenir pour avoir une carrière de rêve dans le monde de l’entrepreneuriat ? Pour tenter de répondre à cette question, une équipe de reportage de yirimedia.com a rencontré Maxime Soalla, un jeune entrepreneur dans les locaux de son entreprise à Ziniaré ce 21 février 2023.

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Maxime Wendlasida Soalla, Fondateur de Building-Trading-Busness.

Yirimedia (Y.M) : Pour commencer, pouvez-vous nous raconter votre parcours entrepreneurial ?

Maxime Wendlasida Soalla (M.S) : Déjà, j’ai commencé quand j’étais au lycée. En ce moment j’avais 17 ans et j’ai commencé avec Zil télécom (Une entreprise de vente et de réparation de téléphones à Ziniaré : NDLR) que tout le monde connaît. Avant mon BAC, j’ai décidé de travailler avec une personne dans le mobilier de bureau et l’électro- ménager de 2010 en 2016. Juste après l’examen du Baccalauréat, j’ai décidé de ne pas m’inscrire à l’Université et de me lancer dans l’entreprenariat. Vous comprendrez avec moi que à l’époque avec les parents ce n’était pas facile. Et pour ne pas donner raison à ceux-là qui ne croyaient pas en moi, je me suis formé, me documenté, suivre des formations, de séminaires. Et c’est en 2016 que j’ai ouvert ma propre boite,’’ l’entreprise BUILDING -TRADING-BUSNESS de construction, de commerce général et de prestation diverse.

Y.M : Est-ce qu’il y a des anecdotes ? Beaucoup à 17 ans, préfèrent faire autre chose que d’aller fourrer leur nez dans les livres. Est-ce qu’avec le recul il y a des petites histoires qui avec le recul vous permettent de dire que vous aviez eu raison ?

M.S : Au début, j’ai compris quelque chose, si tu veux réussir il faut causer avec ceux-là qui ont déjà réussi, marcher avec ces derniers. Tu ne peux vouloir réussir en parlant de la réussite à des gens qui n’ont pas encore réussi, ce n’est pas possible. Donc je me suis donné cette philosophie avant de me lancer dans le monde entrepreneurial. Pour l’anecdote, le risque, les obstacles dans l’entreprenariat ça existe. Je vais vous relater une petite anecdote parmi tant d’autres. Je peux dire mon premier marché des fournitures de bureau, c’était avec la mairie de Ziniaré, avec un montant de quatre millions neuf cent dix-huit mille franc. Maintenant il fallait trouver trois millions pour exécuter alors que j’ai créé l’entreprise à zéro franc, je n’avais rien et je n’avais pas plus de cinquante mille franc dans mon compte à ce moment-là. Donc il fallait regrouper trois millions pour l’exécution du marché. Vous comprendrez avec moi que ce n’était pas simple pour quelqu’un qui n’avait rien. Il fallait frapper les portes des parents, des amis et des connaissances. Et là sincèrement dit je n’ai pas eu d’accompagnement surtout coté famille. Et pour revenir en arrière je suis orphelin depuis le 23 décembre 2000 quand je n’avais que neuf ans dans une famille polygame de huit femmes et de trente-neuf enfants. J’ai décidé de frapper à la porte des structures financières. C’était à la caisse populaire et ils m’ont dit d’avoir un apport personnel de 10% c’est-à-dire trois cent mille franc et avoir une garantie. Et j’ai vu un oncle que je continue de remercier qui a accepté me donner la carte grise de son véhicule après avoir signé une procuration. Mais malgré tout son véhicule qui était une Mercédès ne couvrait pas la somme demandée. Je suis allé voir la maman pour prendre les documents de sa parcelle et frapper des portes à l’impôt pour obtenir le PUH et les autres papiers. Mais le délai d’exécution des trois semaines qu’on m’avait donné était déjà expiré. Il fallait refaire une demande pour qu’on pousse légèrement le délai. Ils ont ajouté deux semaines mais ça coïncidait avec un problème de réseau à la caisse populaire. Puisque leur antenne était tombée. Donc c’était très difficile. C’est le DG de la caisse populaire à l’époque qui après avoir écouté mon problème m’a envoyé a Loumbila pour prendre l’argent. Déjà si tu n’as pas confiance en soi même ou assez de détermination, c’est très difficile pour quelqu’un qui n’a pas de garantie.  

Y.M : A côté du commerce classique, de la vente de l’achat, il y a maintenant de nouveaux domaines qui émergent notamment le trading, le coaching, des questions qui tournent autour du développement personnel. Beaucoup s’en méfient et disent que ce n’est pas vrai, quelle est la lecture que vous aviez ?

M.S : Moi je dirai que c’est une contre-vérité. Ceux qui pensent que pour se lancer dans l’entreprenariat il faut beaucoup de moyens, c’est une contre-vérité. Chez nous, on te conseille, on te guide et on t’oriente et tu vas réussir à partir de zéro. Le coaching et le développement personnel que nous faisons, on te fait réussir à partir de zéro franc. Déjà il faut savoir que l’épargne est très capitale à la réussite dans l’éducation financière. Si par exemple tu décides d’épargner 10% de ce que tu gagnes par mois ou par trimestre et avec ça même si tu n’as pas de projet, on peut t’orienter et on te forme ou te documente sur ça et tu dois causer aussi avec les expérimentés du domaine avant de te lancer.

Y.M : C’est quoi l’éducation financière ? Qu’est -ce qu’il faut comprendre de ce concept ? 

M.S : L’éducation financière pour moi c’est qu’il faut savoir la différence entre un passif et un actif. Si tu connais la différence entre le passif et l’actif, tu peux commencer à te former et documenter par ce qu’on ne finit jamais d’apprendre. L’instruction est la base de toute réussit, c’est ma devise. Avec l’éducation financière, la personne apprend à économiser, il apprend comment investir, il apprend aussi à placer son argent en sécurité et à transformer ses cinq francs en mille franc, les mille franc en un million et le million en milliard ainsi de suite.

Y.M : Mais en tant que bon gestionnaire comment je dois gérer mon argent, le budget familial quand on parle d’éducation financière ?

M.S : Je vais vous parler de mon cas précis, par exemple si j’obtiens une entrée de cent mille franc, je sais qu’il me faut épargner au moins 10% et garder de côté. Et cette somme je ne le touche pas jusqu’à un certain montant. Il faut vivre en fonction de tes moyens et pas au-delà de tes moyens. Par exemple si j’ai des crédits, je peux prendre 25% de le somme pour commencer à payer mes dettes. Je reviens un peu en arrière si tu gagnes dix mille franc par mois, il faut vivre en fonction de tes dix milles et même moins de ça c’est-à-dire en fonction de six milles ou cinq milles. L’argent on ne le gaspille pas au hasard. Moi je ne mets pas beaucoup d’argent là où ça ne me rapporte pas. 

Y.M : Aujourd’hui on parle d’entreprenariat et on incite les jeunes à se lancer dans ce domaine, Quelqu’un qui avec sa petite somme veut se lancer dans l’entreprenariat, quelles sont les étapes qu’il faut impérativement suivre ?

M.S : Si vous avez un peu d’argent et vous voulez investir, vous venez chez nous et nous vous demandons d’abord quels sont vos projets, et avec vous on va élaborer les avantages et les inconvénients. Si ensemble on trouve qu’il y a beaucoup de risque on va vous orienter vers d’autres domaines qu’on étudie encore ensemble pour voir les avantages et les risques et en fonction de votre choix on vous accompagne. Mais il faut se former aussi parce qu’il ne faut pas mettre ton argent dans un terrain que tu ne maitrise pas. Et après on vous suivra et on va transformer votre cent mille de début par exemple à des millions en une année, en dix-huit mois.

Un jeune qui a fini ses études, qui est assis qui ne fait rien, ce n’est pas normal. Il faut apprendre à faire quelque chose. D’ailleurs on ne doit pas suivre quelqu’un qui n’a pas de travail. Je dois suivre celui-là qui a du travail qui va me conseiller comment transformer mes dix franc en vingt franc. Je ne dois pas suivre celui-là qui va m’aider à dépenser mes dix franc. Tu as fini tes études, il faut faire quelque chose. Il y a assez de travail, seulement nous on se dit dépassé à faire quelque chose ou bien vouloir être ce qu’on n’est pas. Toi tu es élève ou bien tu es, tu es assis, tu ne veux pas faire la menuiserie, tu ne veux pas la mécanique, la coiffure. Normalement ce qu’un étudiant doit avoir au moins là c’est un 30.000 f. Après 25 ans, l’homme normal doit s’assumer, dois être indépendant financièrement

Y.M : Est-ce que vous avez un mot de fin à l’endroit de nos lecteurs ?

M.S : Mon dernier mot c’est de vous dire merci pour l’approche, la compréhension, ensuite c’est d’inciter la jeunesse à entreprendre. Les histoires de je n’ai pas les moyens, il faut quitter dans ça. Il faut se former d’abord, s’instruire. Avec l’instruction tu connaitras les pour et les contre du domaine et c’est difficile d’échouer en ce moment. Également j’invite la jeunesse à s’avoir s’entourer, il ne faut pas vouloir réussir en causant avec quelqu’un qui n’a pas encore réussi et qui n’a pas d’expérience de la réussite. Aux élèves et étudiants, il faut toujours apprendre quelque chose après les cours et ne pas se focaliser seulement sur les études

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