Ce n’était pas une journée comme les autres dans le village de Razougtenga, commune de Zitenga. Ce mardi 29 juillet 2025, les habitants ont troqué les outils de champ contre des pelles pour répondre à un appel national : planter des arbres, mais pas n’importe lesquels , des arbres qui soignent.

Pour célébrer la Journée nationale de l’arbre (JNA), 425 plants ont été mis en terre. Tamarinier, néré, baobab, kapokier… des espèces que l’on retrouve dans les pharmacopées traditionnelles. Un geste simple, mais chargé de sens dans un contexte où la médecine traditionnelle regagne peu à peu du terrain.
« Le Chef de l’État a lancé l’appel : planter utile. Nous avons choisi de planter des espèces qui ont un réel impact sur la santé », a martelé le haut-commissaire Sahabani Zeba, tout en tenant sa houe à la main.

Des racines pour la santé et l’avenir
Au cœur de la démarche : la résilience des communautés face aux défis sanitaires et climatiques. Et cette année, la JNA avait pour thème : « Plantes médicinales : source de résilience sanitaire des communautés ». Sur le site, un agent des Eaux et Forêts a même pris le soin de montrer la technique de plantation aux habitants, pour que chaque arbre ait une chance de grandir.

Le représentant de la direction provinciale de l’environnement, Ipala Sawadogo, a expliqué l’utilité des espèces mises en terre : « Ces arbres serviront demain à produire des remèdes naturels. Au lieu d’aller loin, la solution peut venir de la forêt du village.»
Fierté locale et engagement communautaire
Si Razougtenga a été choisi pour abriter cette journée, c’est bien parce que la commune de Zitenga est engagée dans la reforestation. Pour Yvette Bado, présidente de la délégation spéciale, c’est un honneur, mais aussi une responsabilité :
« Planter, c’est bien. Mais entretenir, c’est mieux. Si chaque famille s’engage, notre commune changera de visage. »
Les plants ont été offerts par l’association Tiipaalga, fidèle au poste lorsqu’il s’agit de reboisement communautaire. Et comme pour marquer le sérieux de l’initiative, le site choisi est déjà protégé et suivi par les habitants eux-mêmes.
Plus qu’un reboisement, un acte de foi
Dans le bosquet de Razougtenga, on retrouve déjà une douzaine d’espèces végétales. Avec les 425 nouvelles venues, le paysage s’étoffe. Et plus qu’un geste pour la nature, les habitants y voient un acte de foi dans l’avenir. Un pari sur un territoire plus vert, plus sain et plus autonome.
À Razougtenga, ce 29 juillet, les arbres n’ont pas seulement été plantés, ils ont été adoptés.
Le citoyen