Ciné Club Princesse Yennega : L’ambassadeur du Sanematenga au FESPACO 2025

Comme lors des éditions précédentes, le Ciné Club Princesse de Kaya s’illustre activement à la 29ᵉ édition du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). À travers des projections et des activités de réseautage, ce ciné-club engagé met les réalités socio-culturelles de la région du Centre Nord.

Nous avons rencontré Madi Ouédraogo, coordonnateur du ciné-club ce 26 février 2025 au siège de l’ISIS au quartier Gounghin où la vingtaine des ciné -club du Burkina a élu domicile. Il nous a confié son ressenti sur 29è édition de la biennale du ciné africain, il nous a entretenu également sur la vie de sa structure.

 

Interview avec Madi OUEDRAOGO coordonnateur du ciné -club du Yennega

Ouaga à l’ère de la fête du cinéma.

 

Selon Madi Ouédraogo, l’édition 2025 du FESPACO offre une ambiance particulièrement vivante et sereine, avec une grande affluence de cinéphiles venus du monde entier. « Dès qu’on arrive à Ouagadougou, on est plongé dans une atmosphère cinématographique unique.Les rues sont animées et les projections se déroulent dans une bonne ambiance. », confie-t-il.

De la place des cinéastes au siège de l’ISIS où l’avons rencontré, on a pu confirmer ses propos. Cela à travers le décor éblouissant dont Ouagadougou s’est paré guirlandes par-ci parapluies là.

Place des cinéastes de Ouagadougou décorée.

Le Ciné Club Princesse de Kaya est réellement ancré dans l’héritage culturel burkinabè. Son nom qui rend hommage à l’emblématique Princesse Yennega, en dit long sur ce sujet. « Nous voulons que les jeunes connaissent leur histoire et celle de leur peuple », nous dit Madi Ouédraogo.

Des projections et des échanges pour promouvoir le cinéma

En compagnie d’autres ciné clubs, ils proposent des expositions et des projections chaque jour, de 8h30 à 18h à l’espace Ciné club » Jeunesse et promotion de la cinéphilie » au sein de l’ISIS. »Nous avons apporté des films qui reflètent notre culture et notre histoire, comme le film sur la réconciliation nationale, un sujet crucial pour notre pays », explique le coordonnateur OUEDRAOGO. À l’entendre, les défis des ciné clubs burkinabè sont l’accessibilité des films en milieu rural et le manque de financements pour structurer et développer davantage les activités du ciné-club.

 

Des ambitions tournées vers l’avenir

Avec pour objectif de professionnaliser leur structure et produire des courts et longs métrages, le Ciné Club Princesse de Kaya ambitionne de voir ses productions figurer un jour en compétition officielle au FESPACO. « Nous travaillons activement pour amener nos films à un niveau compétitif. C’est un rêve, mais aussi un objectif concret que nous comptons atteindre », conclut Madi Ouédraogo.

Le ciné -club en train de tourner le film” la réconciliation”

Le Ciné Club Princesse de Kaya confirme ainsi son rôle moteur dans la promotion du cinéma burkinabè et africain, tout en inspirant une nouvelle génération de cinéphiles et de réalisateurs engagés.

 

Le citoyen

 

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