Littératures et cultures africaines : Idrissa Ouédraogo examine la poétique de la violence dans les romans burkinabè

Idrissa Ouédraogo a soutenu son mémoire de fin de cycle de master en Littératures et cultures africaines le 16 août 2024, à l’Université Joseph Ki-Zerbo. Sa recherche a porté sur la poétique de la violence dans les œuvres romanesques burkinabè

Idrissa Ouedraogo a obtenu la note 17/20 a l’issu de sa présentation.Il ambitionne s’attaquer à la thèse la rentrée prochaine.

Les œuvres littéraires reflètent parfois, les réalités sociales. Les formes de violence vécues, s’y retrouvent souvent.Idrissa Ouédraogo l’a démontré scientifiquement en anlysant:

  • « La poétique de la violence dans la route du non-retour de Constantin Writter et Koudpoko ou l’esclave affranchie de Bangbi Francis Frédéric Kaboré ».

Ses travaux ont permis de découvrir les différentes formes de violences représentées dans les deux romans étudiés, qui, à l’en croire, ont des points de similitudes. Car dans toutes les deux œuvres qui abordent la thématique d’exil, l’on retrouve la violence.

L’impétrant au milieu avec le document fruit de son travail encadré par les membres du jury.
  • « Nous sommes arrivés à la conclusion que notre société est représentée dans les œuvres littéraires. Et, la violence que nous rencontrons tous les jours dans nos contrées, est bien présente dans les œuvres littéraires »

, fait-il savoir.
Face à ces préoccupations sociales, M. Ouédraogo a exploré les pistes éventuelles de solutionnement :

  • « Nous nous posons la question à savoir comment ensemble nous pouvons travailler pour que nous ayons une société apaisée, avec moins de crises, moins de violence? ».

Un étudiant modèle
A l’issue de la présentation orale de son travail de recherche, les membres du jury ont apprécié la qualité de sa synthèse et de son document.
Par exemple, son directeur de mémoire, le Dr Lamoussa Tiaho, a relevé ses qualités humaines.

  • « C’est un étudiant régulier, assidu, dévoué. Il fait l’exception de beaucoup d’autres qui sont dans la lâcheté »

, l’encense-t-il.
Il trouve le thème de son étudiant assez original, avec des efforts fournis dans le respect de la méthodologie. “Il a convoqué des théories qu’il a essayées d’appliquer au corpus”, poursuit le Dr Tiaho.
Dans la même veine, le Pr Salaka Sanou, président du jury, a apprécié la richesse du document dans le fond ainsi que l’application des théories enseignées. Il a cité la théorie de la poétique magique du Pr Issou Go, toute chose qui a réjoui le Pr Sanou.
Tous les efforts d’investigation dans le fond et la forme, ont convaincu le jury qui a décerné à l’impétrant, la note de 17/20, mention très bien.

Famille et amis sont venus lui encourager.

De quoi galvaniser Idrissa Ouédraogo qui ne compte plus s’arrêter au second cycle. Il ambitionne de s’inscrire à la thèse à la rentrée prochaine.
Ses enseignants l’encouragent dans ce sens: “C’est un étudiant déjà sérieux, assez pragmatique, concentré, toujours à la quête du savoir. S’Il reste dans cette posture, il peut devenir un jour un chercheur qui apporte sa contribution au développement”, déclare le Dr Lamoussa Tiaho.
Le citoyen

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