L’attente des Burkinabè était de voir les auteurs des crimes économiques et politiques mis aux arrêts à chaque fois. Et non, ce n’est pas le cas. Certains sont pardonnés à l’amiable par la” Nation”. Les bérets rouges sont aussi tolérants et très espérant quant à un retour biim de la paix. Pour eux qui sont aux affaires, la paix passe par la réconciliation. Mais quelle réconciliation, se demande le” Burkinabè de la brousse“. La réconciliation avec sa formule mathématique ? La vérité plus la justice est égale réconciliation ?
Non, répond Sandaogo. Cette réconciliation n’est propre qu’à son pays d’origine. On va créer une nouvelle formule. Pas la formule gambienne qui elle a mis en lumière les crimes de tout genre commis sous Yahya Jameh. Le nouveau théorème sandaogois pourrait être la réconciliation est égale à la réconciliation. Pas plus, pas moins. Mais la question. Où est passée madame justice ? Elle qui jurait ne laisser même pas un rat qui a osé croqué une arachide de la nation. Mais quand les nouveaux théorèmes apparaissent, les anciens se cachent. Quoi qu’on dise, un des condamnés même dans une affaire de crime politique a atterri sous le regard de la justice sans même être inquiété. Ceux que la justice devrait charger de l’emmener chez elle l’ont escorté jusque chez lui à Ouagadougou. Si je devais faire partie de ceux qui ne veulent pas la condamnation de monsieur ivoiro-burkinabé, je dirais “qu’il n’est pas venu pour une affaire de justice“. Sinon il est bien Ivoirien devant la justice et Burkinabé pour la réconciliation.
En-tout-cas, certains voient dans ce retour “triomphal” de Blaise Compaoré comme une ouverture de la porte de l’impunité. Quand on sait qu’il y a de cela quelques mois, l’ex-président Blaise Compaoré a été condamné à une peine maximale dans l’affaire Thomas Sankara.
La problématique qui se pose maintenant est la question des condamnés pour vols de poissons ou de poulets. N’en parlant pas de ceux qui sont condamnés parce que l’autorité n’aime pas voir leur visage.
Le Burkinabé Lambda est en droit de se demander: “Soit on libère tous ces condamnés ou soit on condamne tous les coupables. Sinon on risque de se réconcilier avec le temps et l’espace. La réconciliation ou la prison.Le Burkinabé veut la paix.
I.S.T.
